reconstruction mammaire biarritz

Reconstruction mammaire

La reconstruction mammaire est l’ensemble des interventions chirurgicales qui permettent de rétablir une poitrine d’aspect harmonieux après l’ablation d’un ou des deux seins le plus souvent suite à un cancer, parfois suite à un accident.

Le Docteur Lefèvre est spécialisée dans la pratique de la reconstruction mammaire à Biarritz.

Le concept de chirurgie reconstructrice est récent (début du 20° siècle), alors que le traitement du cancer du sein par chirurgie d’exérèse remonte à l’époque d’Hippocrate, et est même retrouvé du temps des pharaons égyptiens.
Jusqu’à la fin du 19esiècle la chirurgie était très « large » et ne prenait pas en compte le résultat esthétique et ses conséquences sur la qualité de vie.
La chirurgie maximale (mastectomie radicale) comprenait alors l’ablation du sein (glande et peau), des muscles grand et petit pectoraux ainsi que l’exérèse systématique des ganglions (technique du Docteur Halstedt).
En 1895, le docteur Czerny, en transférant un lipome dans le site de mastectomie a fait preuve pour la première fois d’une préoccupation esthétique.
Au début du 20° siècle, le docteur Tansini, italien, développe la transposition du muscle grand dorsal pour reconstruire le volume mammaire.
En 1906, le docteur Ombredanne inclut la qualité de vie dans les objectifs prioritaires du traitement : « à une jeune femme encore bien faite, coquette, qu’une mutilation ferait profondément souffrir, il n’y a aucune raison légitime de refuser, si elle le désire, une reconstruction autoplastique susceptible d’atténuer ses regrets ».
A partir de 1948, la mastectomie radicale est progressivement remplacée par une chirurgie respectant les muscles pectoraux et limitant les exérèses ganglionnaires (technique de Patey).
Autour de 1960 apparaissent les premières prothèses mammaires.
En France, sur environ 50.000 nouveaux cancers du sein chaque année, 1/3 sont soumis à une mastectomie totale, et parmi ces derniers, environ 10% bénéficient d’une chirurgie réparatrice. Les raisons de ce faible pourcentage sont multiples : accès difficile à une chirurgie spécialisée et experte, ce peut être aussi une démarche jugée inutile ou futile, le refus d’être maintenue dans une dynamique reliée à la maladie cancéreuse, la crainte des effets secondaires de la chirurgie réparatrice dont les contraintes matérielles qui peuvent être longues et répétitives, les douleurs post-opératoires. Ce peut être aussi le défaut d’information. Il existe une importante inégalité territoriale pour l’accès à la chirurgie réparatrice.
La reconstruction mammaire a tout de même connu un essor considérable lors de l’apparition des implants mammaires qui rendent la reconstruction relativement simple et rapide. C’est encore de nos jours la technique la plus utilisée. Cependant, depuis une dizaine d’années, plusieurs scandales sanitaires liés aux implants (scandale des implants PIP et lymphome anaplasique à grandes cellules liés aux implants, en particulier) ont favorisé l’émergence d’un nouveau concept et de son cortège de nouvelles techniques : la reconstruction mammaire autologue, permettant une reconstruction du sein avec les propres tissus de la patiente.
La patiente qui consulte son chirurgien plasticien en vue d’une reconstruction mammaire ne se voit plus attribuer LA méthode qu’il lui faut, mais devient actrice de sa reconstruction en choisissant, parmi un très large éventail « sa » reconstruction, en analysant les différents avantages et inconvénients de chaque méthodes, en fonction de ses souhaits et de sa morphologie.
Avant tout, la reconstruction dépend de la mastectomie : selon que la mastectomie est effectuée dans le même temps (c’est alors une reconstruction mammaire immédiate) – ou que la reconstruction se fait secondairement (reconstruction différée), les cicatrices et les résultats esthétiques varient.

Quand c’est possible, la reconstruction est pratiquée en même temps que la mastectomie. Cette reconstruction mammaire immédiate offre des avantages incontestables. La patiente n’attend pas plusieurs mois avant sa reconstruction. L’enveloppe de peau du sein est conservée, ce qui assure généralement des résultats esthétiques bien meilleurs. Malheureusement, cette stratégie ne peut être suivie à l’heure actuelle que dans environ 10% des mastectomies même si la tendance est à son augmentation. Dans les autres cas, la reconstruction mammaire est dite secondaire et ne sera pratiquée que plusieurs mois après la fin des traitements. Mais immédiate ou secondaire, la reconstruction fait appel aux mêmes méthodes.

De nombreux paramètres sont à prendre en compte :

  • Le volume et la forme du sein à reconstruire
  • La morphologie de la patiente
  • L’état local des tissus
  • Les contre-indications propres à certaines techniques
  • Les problèmes de santé de la patiente (diabète, maladies cardio-vasculaires…)
  • Le moment de la reconstruction et les exigences de traitement carcinologique
  • Et enfin le choix de la patiente (refus de matériel prothétique, lourdeur d’intervention acceptée…).

Au vu des nombreux paramètres à prendre en compte, il n’est pas possible de déterminer « la » meilleure technique de reconstruction mammaire parmi toutes celles que nous proposons, mais l’important est de trouver pour chaque patiente, la méthode qui correspond le mieux à ses attentes.
Quelle que soit l’approche choisie, la reconstruction mammaire est un processus incluant plusieurs interventions chirurgicales dont le but est de restaurer la poitrine de la manière la plus harmonieuse possible.

Les étapes de la reconstruction mammaire :

Le nombre d’interventions est variable en fonction de la méthode choisie et du déroulement de chaque intervention. Il existe trois grandes étapes :

Les étapes de la reconstruction mammaire :

Le nombre d’interventions est variable en fonction de la méthode choisie et du déroulement de chaque intervention. Il existe trois grandes étapes :

Lambeau mamelonnaire trifolié. Source: EMC

Il est important de prendre conscience qu’il est impossible de reconstruire un sein à l’identique du sein amputé, mais que les méthodes récentes pratiquées par un chirurgien qualifié et expérimenté en chirurgie plastique et reconstructrice permettent d’obtenir des résultats très satisfaisants.