augmentation mammaire à biarritz

Augmentation mammaire

L’augmentation mammaire a pour but d’augmenter le volume de la poitrine. Cela est possible soit par la mise en place de prothèses mammaires, soit dans certains cas par l’autogreffe de graisse prélevée sur la patiente elle-même. Le type d’intervention sera défini par l’examen clinique du chirurgien plasticien, les antécédents et le choix de la patiente.

A qui s’adresse l’augmentation mammaire ?

L’augmentation mammaire s’adresse aux patientes présentant une hypoplasie mammaire, c’est à dire un volume de seins insuffisamment développé́ par rapport à la morphologie de la patiente. Elle peut être la conséquence d’un développement insuffisant de la glande à la puberté́, ou apparaitre secondairement par perte du volume glandulaire (grossesse, allaitement, amaigrissement, perturbations hormonales…).
Le manque de volume peut aussi être associé à une ptôse (poitrine « tombante » ).

Augmentation mammaire par prothèse

L’intervention se déroule généralement en chirurgie ambulatoire (la patiente entre à la clinique le matin et rentre chez elle dans l’après-midi), sous anesthésie générale et dure entre 1h et 1h30. Les douleurs post-opératoires immédiates sont modérées car une injection locale d’anesthésiant est pratiquée par le chirurgien pendant l’intervention.
En post-opératoire les pansements sont à refaire tous les 2 jours pendant 10 à 15 jours. Un soutien-gorge de contention est à porter pendant 2 mois (1er mois jour et nuit, et 2ème mois que le jour). La durée d’arrêt de travail est d’au moins une semaine. La durée d’arrêt de sport est d’un à deux mois selon le sport.

Il existe trois voies d’abord pour mettre en place des prothèses mammaires. Chacune présente ses avantages et inconvénients. Le rôle du chirurgien est de conseiller la patiente sur la cicatrice la plus adaptée à sa morphologie, tout en prenant en compte ses souhaits.

  • Voie sous-mammaire : la cicatrice est située sous le sein, cachée dans le sillon sous-mammaire.
  • Voie hémi-aréolaire inférieure : la cicatrice est située au niveau du bord inférieur de l’aréole à condition que son diamètre soit supérieur ou égal à 3,5 cm.
  • Voie axillaire : la cicatrice est située dans l’aisselle.

En cas de ptose mammaire associée (seins tombants), l’augmentation mammaire par prothèses peut suffire à corriger une ptose minime. Si la ptose est importante, on associe la pose des prothèses à un « lifting » de la poitrine (mastopexie). Les cicatrices sont alors différentes (cf chapitre Ptose mammaire).

Il existe deux types d’implants mammaires siliconés : les implants ronds et les implants anatomiques.

  • Les prothèses mammaires rondes donnent des résultats naturels grâce aux nouveaux gels souples et aux différentes projections proposées (profil de la prothèse plus ou moins bombé). L’avantage de ce type d’implant est l’absence de risque de rotation. Le résultat peut parfois paraître moins naturel (décolleté plus « pigeonnant ») en cas de projection de l’implant très élevée et de faible volume du sein à la base.
    Le choix de la prothèse sera déterminé en consultation après un examen clinique minutieux (base du sein, hauteur du thorax, épaisseur de la peau, de la glande, de la graisse, du muscle pectoral), l’écoute attentive des désirs de la patiente, et les essais de prothèses de simulation. En effet il est important de prendre le temps d’essayer les différentes tailles d’implants mammaires devant un miroir afin de se faire une idée du volume et de la forme que l’on souhaite. Votre chirurgien sera là pour vous conseiller.
  • Les prothèses mammaires anatomiques ont l’avantage de donner un résultat très naturel.
    Néanmoins il est très important de savoir que l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité des Médicaments et des Produits de Santé) a récemment retiré du marché les prothèses macro-texturées, or les prothèses anatomiques sont pour la plupart macro-texturées (cette enveloppe granuleuse leur permettait de mieux s’accrocher à la paroi thoracique et de ne pas tourner).
    En effet, l’ANSM considère que la texturation de certains implants macrotexturés ainsi que celle des implants en polyuréthane constitue un facteur de risque dans l’apparition de lymphomes anaplasiques à grandes cellules associés aux implants mammaires (LAGC-AIM). L’ANSM a pris cette décision, par mesure de précaution le 5 avril 2019. Compte tenu de la rareté de ce risque, l’ANSM ne recommande pas d’explantation préventive pour les femmes porteuses de ces implants. L’ANSM met en place le numéro vert 0.800.71.02.35 pour répondre aux interrogations des patientes. Celles-ci sont également invitées à consulter un professionnel de santé en cas de questions complémentaires.

    Vous trouverez plus d’informations en cliquant ici.

La plupart des implants mammaires sont constitués d’une enveloppe de silicone dont la surface externe peut être lisse ou microtexturée, et d’un produit de remplissage (sérum physiologique, silicone ou hydrogel). L’enveloppe, une fois remplie, est scellée par une pastille d’occlusion.

Les implants mammaires en sérum physiologique (eau salée, inerte dans l’organisme) ne sont quasiment plus utilisés aujourd’hui, sauf dans de rares cas particuliers ou lorsque les patientes l’exigent. De 1994 à 2001, le silicone a été interdit en France (devant la crainte de maladies auto-immunes, aujourd’hui totalement réfutée) et seules ces prothèses en sérum physiologique étaient autorisées. Depuis 2001, rares sont les chirurgiens esthétiques à les utiliser encore (moins de 5%). En pratique le Dr Lefèvre n’utilise pas ces implants en sérum (sauf cas exceptionnels).
Les prothèses mammaires préremplies de gel de silicone cohésif concernent aujourd’hui l’immense majorité des patientes. La palpation des prothèses en gel de silicone offre un effet naturel et agréable au toucher. Le gel de silicone de contre-indique pas la grossesse ou l’allaitement ultérieur. La durée de vie de ces implants mammaires est supérieure à celle des implants en sérum physiologique.

Le sein est composé de la superficie vers la profondeur :

  • de la peau
  • de graisse
  • de glande
  • du muscle grand pectoral
  • du muscle petit pectoral
  • des côtes qui forment le grill thoracique

L’implant mammaire peut être posé dans 3 plans différents :

  • situation prémusculaire (dite aussi rétroglandulaire) c’est à dire devant le muscle grand pectoral
  • situation rétromusculaire c’est à dire derrière le muscle grand pectoral
  • en dual plan ou technique biplan c’est à dire à la fois derrière le muscle et devant le muscle

Avantages :

  • intervention moins douloureuse
  • moins de risque de déplacement de la prothèse mammaire
  • aspect naturel si le sein présente déjà un volume modéré
  • absence de modification de la forme du sein à la contraction des muscles pectoraux</