Lifting des seins (seins tombants)

Classification des ptoses selon Regnault. , source EMC

A qui s’adresse le lifting des seins?

Le lifting mammaire est indiqué dans les cas de ptose mammaire (seins tombants).

On considère que le sein est tombant lorsque le mamelon est au niveau ou en dessous du sillon sous-mammaire.

Le sein est en position trop basse, l’étui cutané qui l’enveloppe est distendu, et le décolleté paraît vide.

Plusieurs causes peuvent être à l’origine d’un sein tombant:

  • Origine congénitale: le sein a toujours eu un aspect de sein tombant, dès l’adolescence.
  • Grossesse, allaitement et causes hormonales : causes très fréquentes, la prise puis la perte de poids, la montée laiteuse, le développement du volume du sein au cours de la grossesse, les dérèglements hormonaux, l’allaitement prolongé participent à la survenue d’une ptose mammaire.
  • Variations pondérales : les variations de poids et amaigrissements massifs fragilisent la peau et les ligaments qui soutiennent le sein et entraînent une ptose mammaire.
  • Vieillissement cutané, relâchement de la peau, perte d’élasticité cutanée avec l’âge

La ptose peut être associée à une hypertrophie mammaire (volume trop important des seins), ou à une hypotrophie mammaire (seins trop petits avec souvent un aspect en “gant de toilette”).

Le lifting des seins (ou cure de ptose ou mastopexie) est une intervention chirurgicale permettant de remonter les seins.

Le chirurgien plasticien peut dans certains cas proposer d’associer ce geste à une réduction ou à une augmentation du sein pour obtenir le sein le plus harmonieux possible.

Un lifting du sein peut être effectuée à partir de la fin de la croissance et sans limite d’âge si l’état de santé ne contre-indique pas une anesthésie générale.

L’intervention dure entre 1h30 et 2h.
Une anesthésie générale est indispensable. L’opération se déroule en position demie-assise afin d’obtenir le plus joli résultat possible.

Avant l’intervention le chirurgien réalise les dessins préopératoires sur la peau en position debout afin de bien déterminer la position des aréoles et des cicatrices.

Puis le geste chirurgical consiste à remodeler la glande mammaire et à la repositionner en retirant l’excès cutané afin d’assurer une bonne tenue du sein. L’aréole et le mamelon sont replacés en bonne position.
En cas de ptôse mammaire très importante, la cicatrice à la forme d’un T inversé avec trois composantes :

  • péri-aréolaire : autour de l’aréole
  • verticale entre le pôle inférieur de l’aréole et le sillon sous mammaire
  • horizontale : dans le sillon sous mammaire. La longueur de la cicatrice horizontale est d’autant plus grande que le sein est tombant.
schéma cicatrice en T inversé

En cas de ptose mammaire modérée, on peut réaliser une méthode « verticale » qui permet de supprimer la cicatrice horizontale dans le sillon sous mammaire et de réduire la taille des cicatrices à ses deux composantes péri-aréolaire et verticale.

schéma cicatrice dite « verticale »

Dans certains rares cas de ptose mammaire minime il est possible de corriger de l’affaissement avec une cicatrice péri-aréolaire uniquement.

schéma cicatrice péri-aréolaire ou “Round Block”

À l’issue de l’intervention, le chirurgien met en place le soutien-gorge de contention prescrit avant l’intervention.

Les techniques modernes de lifting de sein vous permettent de rentrer chez vous le soir même ou le lendemain de l’intervention dans la plupart des cas.
Les douleurs post-opératoires sont en général modérées. Elles peuvent être atténuées par de simples antalgiques. En revanche, on constate une gêne à l’élévation des bras.

Des ecchymoses (bleus) et un œdème (gonflement) sont très courants et disparaissent progressivement en quelques jours.

  • Des drains sont parfois utilisés et retirés en général le lendemain de l’intervention
  • Les pansements sont changés tous les 2 jours, après la douche. La cicatrisation est généralement obtenue en 10 à 15 jours.
  • Une consultation de contrôle est programmée quelques jours après l’intervention, afin que le chirurgien s’assure de la bonne évolution de la cicatrisation.
  • Un soutien-gorge de contention sera porté 24h/24 pendant 1 mois puis seulement la journée pendant 1 mois.
  • Les fils de suture sont résorbables, il n’est pas nécessaire de les retirer.
  • Il convient de prévoir une éviction professionnelle d’une à deux semaines (selon la profession exercée): aucun arrêt de travail ne pourra vous être prescrit.

Il faudra attendre 4 à 6 semaines pour reprendre une activité sportive.

Non, ce défaut esthétique ne fait pas l’objet d’une prise en charge par l’Assurance-Maladie, ni par votre mutuelle.

Deux consultations de chirurgie plastique espacées d’un délai de réflexion d’au moins 15 jours sont obligatoires. Il est important de bien réfléchir avant de programmer une intervention chirurgicale, et vous devez vous sentir en confiance avec votre chirurgien.
Une mammographie et/ou une échographie mammaire seront réalisées dans le cadre du bilan préopératoire si une réduction du volume mammaire est envisagée dans le même temps.
Des photographies préopératoires seront également réalisées en consultation.
Un soutien-gorge de contention sans armature, en tissu élastique et s’ouvrant par devant, est prescrit et pourra être réalisé sur mesure au cabinet.
Vous devrez l’apporter lors de votre hospitalisation. Des bas de contention de niveau II vous seront également prescrits, et devront être portés pendant 1 semaine après l’intervention.
Prévoyez une convalescence d’une durée d’une à deux semaines (selon la profession exercée). Une consultation d’anesthésie aura lieu au plus tard 48 heures avant l’intervention.
Le tabac doit absolument être arrêté au moins un mois avant et un mois après un lifting des seins car il augmente le taux de complications et retarde considérablement la cicatrisation.
En cas de surpoids, un régime préalable est vivement conseillé, les résultats de l’opération n’en seront que meilleurs.
Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 5 jours précédant l’intervention. On vous demandera de rester à jeun (pas d’aliments ni de boisson ni de tabac ni de chewing-gum) six heures avant l’intervention.
Les aisselles doivent être épilées et une douche sera réalisée selon les consignes données par écrit.

Oui. Il est conseillé d’attendre au minimum 6 mois, idéalement un an pour que les résultats soient stabilisés.

La possibilité d’un allaitement n’est pas assurée car le déplacement de la plaque aréolo-mamelonnaire nécessite de sectionner les canaux galactophores (canaux qui apportent le lait). La possibilité d’allaiter dépendra de l’importance de la ptose et de l’ablation ou non d’une partie de la glande mammaire.

Il ne peut être jugé qu’à partir d’un an après l’intervention : la poitrine a alors le plus souvent un galbe harmonieux et naturel, et les cicatrices sont atténuées.
Cette intervention a en général un retentissement favorable sur l’équilibre du poids, la pratique des sports, les possibilités vestimentaires et l’état psychologique.
Le sein opéré est un sein qui reste naturel et sensible, notamment aux variations hormonales et pondérales. Le résultat sera modifié en cas d’amaigrissement massif après l’intervention.
Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande satisfaction.

  • Les cicatrices sont initialement inflammatoires (rouges et en relief) pendant les 3-4 premiers mois, ce qui est tout à fait normal. Elles peuvent également être à l’origine de démangeaisons.
  • Au bout du 4ème mois, les cicatrices deviennent de plus en plus fines et blanches pour finir par s’estomper au bout de 12 à 18 mois en règle générale
  • Toutefois, une évolution vers un aspect hypertrophique (4% des cas) voire chéloïde (en particulier chez les patientes de peau mate ou de couleur noire) peut survenir et nécessiter des traitements locaux.
  • Dans tous les cas, une correction chirurgicale secondaire peut être pratiquée après un délai minimum de 6 mois à un an.

Source EMC


Source EMC

Les cicatrices s’estompent avec le temps mais ne disparaissent jamais complètement.
Il ne faut pas oublier que le chirurgien réalise les sutures mais la cicatrisation est le fait de la patiente et des particularités de sa peau.
Dans tous les cas il est important de protéger méticuleusement les cicatrices du soleil durant la première année post-opératoire en les couvrant ou en utilisant une crème solaire d’indice élevé.

Asymétrie des seins : qu’il s’agisse du volume, de la hauteur, de la taille ou de l’orientation des aréoles. Elle est généralement moins importante que l’asymétrie qui pouvait exister avant l’intervention.

Dans tous les cas, une correction chirurgicale secondaire peut être faite, mais il convient d’attendre au moins 6 mois à un an.

Toute chirurgie est à risque de complication. La réduction mammaire est une intervention fréquente et les complications sont heureusement rares.
Il convient de distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical.
En ce qui concerne l’anesthésie, le médecin anesthésiste informera lui-même la patiente des risques. L’anesthésie, quelle qu’elle soit, induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles. Toutefois, les risques encourus sont statistiquement très faibles.

Risques liés à l’intervention :

  • Hématome (souvent dû à une poussée de tension après l’intervention, apparait immédiatement et nécessite une réintervention pour drainage)
  • Infection pouvant nécessiter un traitement antibiotique voire une réintervention pour un lavage chirurgical.
  • Désunion cicatricielle : une petite ouverture de quelques millimètres sous l’aréole et en bas de la cicatrice verticale (au niveaux des jonctions cicatricielles) est très fréquente et sans aucune gravité. Parfois des désunions plus importantes peuvent survenir et nécessiter des pansements pendant plus longtemps.
  • Allergie au fils de suture.
  • Diminution de la sensibilité de l’aréole et du mamelon, souvent réversible en quelques mois. Dans de rares cas (seins très tombants) elle peut être définitive.
  • Nécrose de l’aréole, très rare. Le risque est considérablement augmenté en cas de surpoids, de tabagisme ou en cas de gigantomasties (très importantes hypertrophies).
  • La phlébite, voire l’embolie pulmonaire : un lever précoce, le port de bas de contention et dans certains cas un traitement anticoagulant permettent de nettement diminuer ce risque.
  • Cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes (cf question sur les cicatrices).

Dans tous les cas, une correction chirurgicale secondaire peut être pratiquée, mais il convient d’attendre un délai de 6 mois à un an.

Dans la très grande majorité des cas, cette intervention donne des résultats très satisfaisants même si la rançon cicatricielle en reste le principal inconvénient.

Il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une petite part d’aléas. Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requises pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le cas échéant.

Tous ces éléments d’information doivent venir en complément de ceux apportés lors de la consultation avec le Chirurgien Plasticien qui saura au mieux répondre à votre cas particulier. N’hésitez pas à noter vos questions pour les lui poser directement lors d’une prochaine consultation.

Fiche pratique

  • Anesthésie : générale
  • Hospitalisation : ambulatoire ou 1 nuit
  • Durée de l’intervention : 1h30 à 3h
  • Douleurs : 48h 
  • Durée des pansements : 15 jours
  • Soutien-gorge de contention : 1 mois jour + nuit, puis 1 mois jour
  • Arrêt des activités sportive : 1 mois
  • Arrêt de travail nécessaire : 1 à 2 semaines
  • Résultat : 1 an